ANIMAUX - La question des droits des animaux revient sur le devant de la scène internationale. Alors qu'en France les animaux sont considérés par la loi comme des "êtres vivants doués de sensibilité" depuis avril, un orang-outan détenu par un zoo argentin va être libéré car la justice a estimé que sa privation de liberté était illégale.
Sandra est un orang-outan née en Allemagne il y a 29 ans. Après avoir vécu toute sa vie en captivité, elle devrait prochainement être transférée dans un sanctuaire au Brésil, où elle pourra vivre en liberté.
L'animal, qui d'après la BBC "essayait désespérément de se cacher du public dans son enclos" a été reconnu comme une "personne non humaine" par le tribunal dimanche 21 décembre, rapporte Reuters. Elle peut de ce fait "jouir de droits basiques, comme celui d'être libre".
L'orang-outan a a des capacités cognitives suffisantes pour être traité comme une personne, "au sens philosophique et non biologique du terme" et pas comme un objet, a plaidé l'association des fonctionnaires et des avocats pour les droits des animaux (AFADA).
Vers d'autres jugements dans le même sens?
En novembre, des défenseurs des droits des animaux avaient déposé une requête en Habeas corpus pour demander la libération de Sandra, un recours utilisé d'habitude pour remettre en question la légalité de la détention d'une personne.
"La décision de dimanche ouvre la voie non seulement pour la libération d'autres grands singes", s'est enthousiasmé l'avocat de l'AFADA, Paul Buompadre dans les colonnes du journal argentin La Nacion, "mais également pour tous les êtres sensibles".
Pas sûr que les choses soient aussi simples cependant. Ce même mois, un tribunal new-yorkais a rejeté une requête similaire concernant la remise en liberté de Tommy, un chimpanzé adopté par un particulier. Le motif? Le singe n'était pas une personne et ne pouvait de ce fait pas bénéficier des droits offerts par l'Habeas corpus....
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